Contamination des épis et des grains par la fusariose du blé : test de la voie systémique et risque lié aux contaminations tardives.

Résumé : La fusariose des épis constitue une menace en termes non seulement de perte de récolte mais également de qualité sanitaire. Des travaux ont été engagés à l'Inra à Grignon sur l’épidémiologie de cette maladie. Trois questions ont été traitées expérimentalement. la contamination de l'épi peut-elle se faire via la voie systémique, le champignon progressant des tissus infectés du pied vers l'épi à l'intérieur de la tige? Dans cette étude, en utilisant des modes d’inoculation très différents les uns des autres, nous avons démontré l’absence de lien entre fusariose du pied et fusariose de l’épi. Les espèces inoculées sont toutefois capables de progresser à l’intérieur de la tige mais pas suffisamment rapidement pour atteindre l’épi et entraîner une infection de celui-ci. Le risque en termes de potentiel d'inoculum pour l'année suivante n'est cependant pas à négliger. Quel est l’effet d’une contamination tardive (post-floraison) sur le risque d'infection ? D’après nos résultats obtenus en conditions contrôlées, l’épi reste fortement sensible à l’infection jusqu’à trois semaines après la floraison (19 % de grains infectés), et des contaminations sont encore possibles aux stades plus tardifs, puisqu’on a relevé des grains infectés pour l’inoculation 5 semaines après floraison (2,5 % de grains infectés dans le cas d’inoculations ponctuelles). Le risque mycotoxines existe donc dans le cas d’une contamination tardive : suite à une inoculation avec F. culmorum, 3 semaines après la floraison, les grains symptomatiques contiennent 11,9 ppm de DON. Quelle est la pertinence des différentes méthodes de notation de la maladie pour prédire la qualité sanitaire de la récolte en matière de contamination des grains par le champignon et par les mycotoxines ?Après la floraison, les symptômes sur épi sont de moins en moins visibles, ou de moins en moins exprimés, mais l’infection des grains peut être de même niveau. Même s’il existe des biais (grains symptomatiques non infectés et grains asymptomatiques infectés), l’estimation visuelle du nombre de grains fusariés après battage des épis semble une bonne indication de l’infection réelle des grains. Si la contamination a lieu à la floraison, l’estimation visuelle du nombre d’épillets symptomatiques est également une bonne indication (quoique moins précise). Cependant, si la contamination intervient plus tardivement, l’épi commence à mûrir et les symptômes sur épi ne sont plus observables alors que les grains sont bien contaminés.
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Article dans une revue
Phytoma la Défense des Végétaux, Ruralia/Le Carrousel, 2006, pp.28-32
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Contributeur : Thierry Doré <>
Soumis le : samedi 1 octobre 2016 - 18:13:03
Dernière modification le : mardi 21 novembre 2017 - 11:06:02

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Sandrine Gelisse, Elise Pelzer, Thierry Doré, Christian Lannou. Contamination des épis et des grains par la fusariose du blé : test de la voie systémique et risque lié aux contaminations tardives.. Phytoma la Défense des Végétaux, Ruralia/Le Carrousel, 2006, pp.28-32. 〈hal-01374815〉

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